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Vie quotidienne

Promener son chien en hiver : froid, sel et antigel

Journées courtes, trottoirs salés, flaques d'antigel : l'hiver a ses propres risques, moins connus que ceux de l'été. Les bons réflexes pour les sorties de la saison froide.

Vie quotidienneLa rédaction3 min de lecture

Aïko se tient en laisse sur un sentier forestier couvert de givre, à côté d’une personne en manteau.
La lumière disponible devient une contrainte d'organisation.

L'été concentre l'attention : chaleur, bitume brûlant, déshydratation. L'hiver passe plus inaperçu, alors qu'il change aussi l'organisation d'une journée, à commencer par la lumière, plus rare aux heures où les sorties sont possibles.

Le sel et les sols gelés

Le gel, le sel de déneigement, les gravillons et l'humidité rendent les sorties plus rudes pour les pattes. Le sel peut irriter les coussinets et provoquer des gerçures, et le chien qui se lèche les pattes au retour en avale une partie. Au retour, rincer à l'eau tiède et bien sécher, puis regarder les coussinets, permet de repérer tôt une irritation ou une petite blessure.

L'antigel, un poison au goût sucré

Le danger chimique le plus sérieux de l'hiver se trouve dans les garages et sur les parkings. Les liquides de refroidissement et les antigels contiennent souvent de l'éthylène glycol, dont le goût sucré attire les chiens. Il est très toxique : selon le réseau vétérinaire AniCura, 4 à 7 ml par kilo de poids peuvent être mortels, soit quelques gorgées pour un petit chien.

Les premiers signes apparaissent dans les heures qui suivent : vomissements, abattement, tremblements, soif et urines abondantes. Ils peuvent ensuite sembler s'atténuer, alors que les reins sont en train d'être atteints. Si vous pensez que votre chien en a avalé, c'est une urgence absolue : partez chez le vétérinaire sans attendre les symptômes. Un traitement existe, d'autant plus efficace qu'il est donné tôt.

Le froid : tous les chiens ne sont pas égaux

Un chien nordique à double pelage et un lévrier à poil ras ne vivent pas la même sortie. Les chiens à poil court, les petits gabarits, les chiots et les chiens âgés perdent plus vite leur chaleur : pour eux, un manteau n'est pas un accessoire. La température ne suffit pas à décrire une sortie : le vent, l'humidité et la durée comptent aussi. Un chien qui tremble, lève les pattes l'une après l'autre ou refuse d'avancer vous dit qu'il est temps de rentrer.

Être vu

En hiver, une partie des sorties se fait de nuit. Un collier lumineux ou un harnais réfléchissant pour le chien, et une lampe ou un vêtement clair pour vous, rendent le binôme visible des automobilistes et des cyclistes.

À la maison aussi

L'hiver change aussi l'intérieur : chauffage soutenu, air sec, journées plus sédentaires. Plusieurs sorties plus courtes, adaptées au chien et à la météo, permettent de garder un rythme régulier sans imposer une longue promenade par mauvais temps. Les jeux de flair et les activités d'intérieur prennent alors le relais.

Mots-clés

  • hiver
  • promenade
  • santé
  • antigel

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